Dec 17, 2020

Quelle est la différence entre crise cardiaque, infarctus et arrêt cardiaque?

Qu’est-ce qu’une crise cardiaque / un infarctus?


Lorsque la circulation du sang est interrompue vers une partie du cœur, on parle de crise cardiaque. On parle également d’infarctus du myocarde. 


Cette interruption est généralement causée par un caillot (ou un dépôt) qui bloque le flux sanguin. 


Le manque d’oxygène provoque alors la détérioration du cœur. En fonction de la durée de l’interruption, les lésions peuvent être plus ou moins graves, et entraîner la nécrose (ou mort cellulaire) d’une partie du muscle cardiaque. Dans certains cas, si la situation n’est pas traitée en urgence, la crise cardiaque peut être mortelle. 


Pour résumer, lors d’une crise cardiaque : le cœur bat, le sang circule dans le corps, la victime est plus ou moins en danger en fonction de la gravité de la crise cardiaque, mais c’est une urgence vitale et il faut agir rapidement.


Qu’est-ce qu’un arrêt cardiaque?


En temps normal, le cœur se contracte pour assurer la circulation du sang dans le corps pour oxygéner nos organes. Il fonctionne en fait comme une pompe.


Lorsque le cœur cesse de battre ou qu’il bat de manière chaotique, rendant le mécanisme de pompe inefficace, on parle d’arrêt cardiaque


L’arrêt cardiaque peut être la conséquence d’une crise cardiaque massive ou qui n’est pas traitée.

Les différents signaux électriques cardiaques


On fait la distinction de 3 activités électriques du cœur différentes (pour simplifier) :

  • La 1ère ligne du schéma ci-dessus correspond à une activité normale du cœur.

  • La 2ème situation correspond à un cœur en fibrillation ventriculaire, c’est-à-dire un trouble majeur du rythme cardiaque. Dans ce cas, il y a une activité électrique, mais elle est complètement désynchronisée. Elle correspond à des contractions rapides, irrégulières et inefficaces des ventricules du cœur.

  • Dans la 3ème situation, il n’y a aucune activité électrique dans le cœur, il ne se contracte pas. On parle d’asystolie.


Dans les situations 2 et 3, nous sommes face à un arrêt cardiaque.


En état d’arrêt cardiaque, le cœur ne fonctionne pas ou alors il fonctionne de manière anormale : dans ces deux cas, la circulation du sang dans le corps et les organes n’est plus assurée.


Pour résumer, lors d’un arrêt cardiaque : le cœur ne bat plus ou de manière chaotique, le sang (et donc l’oxygène) ne circule plus dans le corps de manière efficace, la victime ne réagit pas et elle est en danger de mort immédiate.
Il faut intervenir dans les 4 premières minutes pour la sauver.



Quels sont les facteurs de risques cardiovasculaires ?

Il existe de nombreux facteurs de risque cardiovasculaires qui peuvent être à l’origine d’un risque accru de crise cardiaque ou d’arrêt cardiaque. 


Certains sont contrôlables : hypertension, diabète, cholestérol, tabagisme, obésité, alcool, sédentarité, stress. Une fois détectés, ils doivent être suivis et traités pour réduire le risque.


D’autres ne sont pas contrôlables : âge, antécédents médicaux, origine, facteurs environnementaux.


Contrairement aux idées reçues, les arrêts cardiaques peuvent arriver à tout le monde. 


La moyenne d’âge des victimes est de l’ordre de 60 ans et même de 40 ans chez le sportif amateur.


En termes de mortalité :

  • Les infarctus concernent 120 000 personnes chaque année, avec un taux de survie de l’ordre de 80-90%.

  • Les arrêts cardiaques représentent la première cause de mortalité évitable en France : on dénombre 50 000 victimes d’arrêts cardiaques chaque année (seulement 5% de survie actuellement). Des milliers de vies qui pourraient être sauvées avec des gestes simples et un défibrillateur à portée de main.


Mais la bonne nouvelle, c’est que l’arrêt cardiaque est un accident auquel on peut survivre en agissant vite. 


Voyons donc maintenant comment reconnaître et réagir soit face à une crise cardiaque soit face à un arrêt cardiaque.


Comment reconnaître une crise cardiaque ?

La victime peut présenter des symptômes dans les heures / jours précédant la crise cardiaque. Mais ce n’est pas toujours le cas.


Les symptômes les plus courants sont les douleurs thoraciques et une sensation d’oppression.


La victime peut également avoir des palpitations, des sueurs, des douleurs dans le bras gauche, la mâchoire, la nuque, à l’estomac, des nausées, ressentir un essoufflement ou un étourdissement.

Une victime de crise cardiaque qui se tient la poitrine


Comment agir face à une crise cardiaque ?



Dès les premiers signes d’une crise cardiaque, il est important de parler à la victime pour comprendre la situation, l’installer en position de repos et appeler les secours (en composant le 15 pour joindre le SAMU, ou le 112) .

Suivez surtout les consignes des secours.

Le traitement d’urgence pourra commencer dès l’ambulance ou à l’hôpital.

En fonction de la gravité, il sera possible de traiter la crise cardiaque en prenant des médicaments, en subissant une intervention médicale ou en modifiant ses habitudes de vie.


Comment reconnaître un arrêt cardiaque? 


L’arrêt cardiaque arrive de manière subite. Il n’y a généralement aucun signe avant-coureur.


Si une personne s’effondre devant vous, 2 vérifications rapides sont à réaliser pour déceler un arrêt cardiaque.


Etape 1 : Vérification de la conscience de la victime

Réagit-elle quand on lui parle ou quand on la stimule?


Etape 2 : Vérification de la respiration de la victime 

Sa poitrine se soulève-t-elle? Sentez-vous son souffle? 


Ne prenez pas plus de 10 secondes pour cette vérification. En cas de doute, ou si vous constatez une respiration anormale (lente, bruyante, agonique), considérez qu’elle ne respire pas. 


Si la victime est inconsciente et ne respire pas, c’est un arrêt cardiaque et donc une urgence vitale, il faut agir dans les 4 premières minutes.



Une victime d'arrêt cardiaque inconsciente à terre


Comment agir face à un arrêt cardiaque ?


La victime d’un arrêt cardiaque est en danger de mort immédiate.

 

3 actions sont essentielles à réaliser pour donner toutes les chances de survie à la victime en attendant l’arrivée des secours : Alerter, Masser et Défibriller le plus tôt possible.

Etape 1 : Alerter les secours


Plus tôt vous appelez les secours, plus tôt la victime sera prise en charge. Il faut composer le 18 pour les pompiers, ou le 15 pour le SAMU (ou encore le 112).

Etape 2 : Réaliser un massage cardiaque


Le massage cardiaque permet de remplacer le travail du cœur de manière artificielle provisoirement afin de maintenir un flux sanguin et un apport d’oxygène dans le cerveau.

Etape 3 : Utiliser un défibrillateur le plus tôt possible


A partir du moment où les électrodes du défibrillateur sont posées sur la victime, le défibrillateur analyse l’activité électrique du cœur. 


S’il reconnaît la situation de fibrillation ventriculaire, alors le défibrillateur délivre un choc électrique qui a pour but de resynchroniser l’activité électrique du cœur pour lui permettre de rebattre à nouveau.


Il n’y a aucun risque à utiliser un défibrillateur. La plupart sont totalement automatiques et vous guident vocalement. Vous ne pouvez pas prendre de mauvaise décision, et si la personne respire, il ne délivrera pas de choc :-)


Retenez que face à un arrêt cardiaque, vous ne pouvez que sauver une vie en agissant avec des gestes simples et un défibrillateur.

Les différences entre crise cardiaque et arrêt cardiaque


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Santé

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