Mar 1, 2021

Entreprises, immeubles, restaurants… des lieux où l’on pourra bientôt sauver des vies

Lors de mes années d’études au Japon, qui venait d’être frappé par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, j’ai eu la chance de représenter cet incroyable pays lors du sommet One Young World qui réunit chaque année des jeunes du monde entier s’impliquant pour avoir un impact positif sur la planète.

Lors de ce sommet, Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix en 2006, nous expliquait 2 principes fondamentaux qui m’ont marqués et inspirés depuis :

1. Pour avoir un impact positif sur des millions de personnes, il est nécessaire de créer un modèle qui est financièrement stable et rentable.

2. Il est toujours beaucoup plus facile de développer un projet en se focalisant sur une petite zone à une petite échelle et de répliquer ensuite ce modèle pour l’élargir au fur et à mesure et changer de dimension.

Le premier principe m’a convaincu que créer une véritable entreprise extrêmement ambitieuse et innovante était essentiel pour répondre à un défi si grand.

Le second principe est le fondement de notre stratégie aujourd’hui chez Lifeaz

Il est extrêmement simple pour une entreprise, un lieu public ou un immeuble, à son échelle, de réunir les éléments qui permettront de passer de 5 à 70% de survie face à un arrêt cardiaque et de devenir un lieu où l’on a le pouvoir de sauver des vies. C’est donc à cette échelle que nous travaillerons.

Comme je l’expliquais dans un article précédent, avec Timothée et Martial, nous avons choisi de nous attaquer à l’arrêt cardiaque qui représente le plus gros enjeu de santé publique des 10 prochaines années. Et pour décupler les chances de survie, la seule solution est d’allier défibrillateurs, suivi et gestes qui sauvent. Une stratégie n’impliquant que défibrillateurs sans suivi ni formation ne peut pas réussir.

Et pour réussir ce défi de taille, il faut avant tout changer d’échelle. A l’échelle d’un pays, former 80% de la population prendra des années, déployer des défibrillateurs partout semble coûter cher, et les suivre et les rendre accessibles et visibles nécessite une énorme organisation…

Mais à l’échelle d’un quartier, d’une entreprise ou d’un immeuble… c’est beaucoup plus simple.

Et beaucoup plus rapide, efficace et abordable. Lorsqu’une entreprise, un commerce, un restaurant, une pharmacie, un hôtel ou une agence de quartier… décide de s’équiper et de former ses employés, elle les protège, protège ses clients mais aussi son voisinage et au-delà. Lorsque les employés se baladent dans le quartier ou rentrent chez eux, ils sont capables d’intervenir face à une urgence et de sauver des vies. Et c’est une chance d’avoir cette responsabilité et ce pouvoir en tant qu’entreprise.

Il suffit de prendre conscience du sujet et de sauter le pas. Former ou sensibiliser 80% des employés est très simple (oui j’insiste c’est simplement une décision à prendre), équiper ses locaux ou son immeuble d’un défibrillateur est extrêmement simple et peu coûteux (quelques dizaines d’euros par mois).

Attendre de l’Etat qu’il solutionne seul un si grand problème est une erreur. Il peut faciliter les choses, légiférer, rendre obligatoire les défibrillateurs dans certains endroits, mais un tel défi, qui nous concerne tous, nécessite de s’y mettre tous ensemble, chacun à son échelle.

Avec Lifeaz, nous raisonnons donc à l’échelle d’un immeuble, d’une entreprise, d’un lieu public puis d’une ville. Et nous leur donnons le pouvoir de sauver des vies… concrètement.

Une anecdote du mois de juin chez Lifeaz qui justifie le fait de se lever le matin :

Il y a quelques jours, alors que nous étions en réunion d’équipe, un homme d’une soixantaine d’année s’est effondré dans la rue en face de nos bureaux. En quelques secondes, 6 membres de l’équipe (Célia, Clara, Alex, Arthur, Amina et Marie) se sont précipités pour le secourir, Clara n’oubliant pas au passage de prendre un de nos défibrillateurs. Simple malaise inconscient heureusement (pas d’arrêt cardiaque). Ils ont pratiqué très rapidement les bons gestes (Vérifier sa conscience, sa respiration, le mettre en position latérale de sécurité, puis alerter les secours) et lui ont peut-être sauvé la vie.

C’est un de ces moments qui, en tant que cofondateurs, nous a rendus extrêmement fiers de la mission que nous portons et de notre équipe car c’est ce type de réflexes que nous cherchons à déployer dans toute entreprise et toute ville.

Bien sûr et heureusement, nous ne sommes pas les seuls à chercher à changer les choses. Des applications et associations comme Permis de Sauver, Staying Alive, Sauv’Life, AED68 et j’en oublie, permettent de se déclarer “citoyen sauveteur”, d’être prévenus par les Pompiers ou le SAMU si une urgence a lieu à proximité et de localiser les défibrillateurs les plus proches. Elles sont essentielles et apportent un maillon complémentaire à la chaîne, mais elles nécessitent le déploiement de défibrillateurs et la formation massive de la population.

Aujourd’hui, avec Lifeaz, nous avons réuni une équipe extraordinaire, dont nous sommes très fiers, qui développe en France depuis 4 ans la technologie et les innovations nécessaires pour réaliser cette révolution et donner à tous les citoyens, toutes les entreprises et à des villes entières le pouvoir de sauver des vies. Et ce n’est que le début...

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